Afin de célébrer les 80 ans de sa libération, la Ville de Libourne a fait appel à notre association Dé-ZIP!

Afin de célébrer les 80 ans de sa libération, la Ville de Libourne a fait appel à notre association Dé-ZIP! (Garluche)pour organiser l’événement. Notez donc bien dans vos agendas la date du 28 août ✌️
Sur la base des archives de la ville et d’une collecte organisée avec le Journal Le Résistant, nous avons rédigé 8 portraits de résistants ou de personnalités importantes de cette période. Rendez-vous tous les mercredis sur le compte Instagram de Dé-ZIP! pour découvrir un nouvel épisode : https://www.instagram.com/associationdezip/ 💜
Merci à Romain Vayssettes pour le graphisme 🦄


1944>2024 – Libération de la ville de Libourne – 80 ans
Épisode 1/8 : René Tallet (dit Violette) 🟣

En août 1944, les Allemands rencontrent de grandes difficultés. Le 16 août, Hitler ordonne à ses troupes de quitter le sud de la France. Le 19, la garnison allemande de Brive est prisonnière, celle de Limoges capitule. La route d’Angoulême étant coupée par la Résistance Française, la garnison allemande de Périgueux décide donc de se replier vers Libourne par la RN 89. 🗺️
C’est une colonne de plusieurs milliers d’hommes (soldats, civils, état-major) qui prend la route sous le commandement du colonel Sternkopf. Le 20 août, le bataillon “Roland” libère Saint-Astier. Le 21 août, les bataillons FFI déclenchent un tir nourri sur le convoi à partir de Saint-Astier; Les troupes allemandes ripostent, reprennent la ville, fusillent 21 otages en représailles et gagnent Montpon où elles passent la nuit. Le bataillon “Violette” arrivé trop tard à Saint Astier, décide de poursuivre le convoi Allemand et le double la nuit au niveau de Montpon. 🌚
Le bataillon Violette est né dans les bois de notre région, c’était un groupe de résistants créé et mené par René Tallet alias “Violette”, fils d’une famille paysanne de Dordogne. Ces soldats de l’ombre ont toujours cru à la victoire et se sont battus sans relâche contre l’occupation allemande.
Le 22 août, dès 5 heures, “Violette” dispose ses hommes sur la rive droite de l’Isle entre Le Pizou et Saint-Antoine. La RN 89 est en face d’eux sur la rive gauche. Au lever du jour, la colonne Allemande reprend sa route vers Libourne. Vers 8h, une compagnie cycliste allemande vient en reconnaissance, fouille les maisons, s’approche du barrage mais la patrouille allemande ne se rend compte de rien. Lorsque la tête de la colonne Allemande arrive au niveau de Saint Antoine, les diverses unités du bataillon “Violette” ouvrent le feu. La surprise est totale, la colonne Allemande est stoppée. Cependant, l’ennemi se ressaisit et s’organise. Dans l’après-midi, il reprend le pont de Saint Antoine mais est repoussé par les hommes du sous-lieutenant Schalk.
Finalement, le convoi allemand parvient à se dégager et reprend sa route vers Libourne. Il est 18 heures. L’opération fait 9 morts et 4 blessés au sein du bataillon Violette et certainement davantage côté allemand. Une bataille est terminée mais pas la guerre, le bataillon Violette participe à tous les combats de la Libération. 💪
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📖 Sources : Journal Le Résistant, @Histoire et Patrimoine du Nord-Libournais – GRAHC, https://resistancefrancaise.blogspot.com/
🔜 Prochain épisode : 17 juillet
🎊 Retrouvons-nous le 28 août sur les quais de Libourne pour célébrer le 80ème anniversaire de la libération de la ville
🗓️ Découvrez le programme sur : https://www.libourne.fr/information-transversale/actualites/80e-anniversaire-de-la-liberation-de-la-ville-de-libourne-14030?no_cache=1

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